
Périscopia – Les Contes branchés (2025)
Périscopia s’inscrit dans la continuité de ma recherche sur les formes narratives immatérielles, performatives, situées à la frontière du conte, de l’image et du dispositif. J’y poursuis mon exploration du récit comme expérience médiatique, où la forme n’illustre pas le contenu mais en devient une strate active, porteuse de sens.
Périscopia est un projet de création d’objets narratifs propulsé par Les Contes branchés et soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec qui marie le conte et la technologie dans une installation inspirée du périscope. Nous y retrouvons des légendes urbaines enracinées dans des quartiers bien réels de Montréal — choisis par les autrices et auteurs — portées par la voix de conteuses et conteurs, puis transposées en vidéos dans un style visuel inspiré de la bande dessinée. Ces images sont le résultat d’une collaboration assumée entre humains et intelligence artificielle, où l’IA agit comme outil plastique, matière première et accélérateur formel, jamais comme substitut à l’intention artistique.
- La Little Pink
- Les Mannequins tristes
- Je refuse les Écrans
- La Fée punk
- L’Écureuil blanc
- L’autobus disparu
C’est à la suite du développement des StationConte, d’abord conçues autour de micro-contrôleurs Arduino, que j’ai commencé à expérimenter les micro-ordinateurs Raspberry Pi. L’association de la narration et de l’image m’a offert la possibilité de pousser plus loin l’exploration narrative, en sortant du seul régime de l’écoute pour entrer dans un dispositif de regard. La forme du périscope s’est imposée naturellement : elle évoque l’observation à distance, le voyeurisme discret, le point de vue partiel — autant de notions intimement liées aux légendes urbaines.
Montréal s’est imposée comme territoire narratif. J’ai invité des autrices et auteurs à écrire des légendes ancrées dans ses quartiers, puis des conteurs et conteuses à leur donner voix. À partir de ces récits, j’ai généré, sélectionné et retravaillé des images à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, que j’ai ensuite montées dans DaVinci Resolve. Comme dans mes Objets-Contés, le dispositif n’est pas un simple support : il conditionne la perception, crée une distance, organise l’expérience et fait émerger un sens qui ne réside ni uniquement dans le texte, ni uniquement dans l’image, mais dans leur collision.
Site web du projet : periscopia.com







